Fabrication de nouvelles baies !

Nous avons pu refaire le moule et pouvons donc mettre en production des baies neuves pour nos bulles six coques. Les baies produites seront des copies exactes des baies d'origine avec une petite largeur excédentaire pour un ajustement plus facile.

Le matériau est du Schieldup Plexiglas en 6mm, un matériau superbe, transparent et solide !

Ces baies se posent ensuite sur les coques avec le joint en caoutchouc à clé double gorge que nous allons aussi mettre en production bientôt.

La production de ces nouvelles baies ne pourra avoir lieu qu'à la condition d'avoir une commande égale ou supérieure à 8 exemplaires. Il faut donc mutualiser les commandes. Nous espérons pouvoir le faire rapidement, cela dépend donc aussi des demandes ! N'ayez pas peur de parler de cette opportunité autour de vous en sachant que la fluctuation du prix de la matière première est très grande...Pour toute information complémentaire, veuillez joindre l'Association Piacé-le-Radieux, Bézard-Le Corbusier :

Association Piacé le radieux, Bézard – Le Corbusier
Moulin de Blaireau
72170 Piacé

Renseignements : 02 43 33 47 97

Mail : contact@piaceleradieux.com

 

Intérieur d'une Bulle bretonne

Avant sa vente par l'Agence d'architecture Atelier 48.2, nous avons eu la chance de pouvoir visiter cette bulle dont la particularité très rare maintenant est d'avoir conservé son intérieur d'origine. Accueillis plus que généreusement par L'Agence Atelier 48.2, nous avons pu non seulement faire la visite mais aussi prendre toutes les cotes et dimensions du mobilier et des agencements pour un éventuel chantier à Piacé afin de redonner à l'une des bulles toutes ses particularités. Il faut le dire, alors que nous sommes habitués au grand volume vide de la bulle de Piacé, nous fûmes surpris par des aménagements qui n'enlèvent rien à la sensation d'espace. Tout est bien dessiné, jouant avec les courbes et affichant un mobilier dont les matériaux évoquent tout de même un pragmatisme du coût de revient, un sens de l'économie, presque un aspect un peu fruste. La caravane n'est pas loin. Mais l'espace, les combinaisons, les astuces offrent un lieu de vie joyeux dont l'intimité de certains espaces reste très très disponible... à la convivialité ! Aurons-nous le courage de refaire à l'identique ce mobilier ? Serait-il préférable de s'en inspirer sans tomber dans l'imitation ? Tout cela est en discussion ! Cette bulle six coques était donc aménagée avec trois lits pour une personne et un lit pour deux personnes. Ce lit double est caché derrière un bloc faisant cloison et offrant des placards. Ce bloc ne monte pas jusqu'en haut de la bulle et laisse donc la chambre (parentale) très ouverte. En entrant dans la bulle on trouve une petite banquette, un banc courbé qui est collé à la baie. L'une des coques est fermée par une porte coulissante et une cloison et contient sanitaires, douche et WC. Au centre, une table et une autre banquette épouse le bloc de séparation. Reste une coque servant de cuisine avec un évier. Merci encore à L'Agence Atelier 48.2 pour cette rare opportunité, leur gentillesse et leur patience. Notons enfin que cette bulle venait bien de Gripp et qu'elle fut sauvée par ces passionnés. Bravo.

Bulle ? Bis repetita !

Il fallait bien que ça arrive !

Voilà qu'une deuxième bulle six coques est annoncée dans la campagne rennaise et qu'une équipe se forme autour d'elle pour un démontage et un sauvetage. Cette fois, la bulle n'a pas de socle, elle fut posée seulement sur des parpaings par l'agriculteur. Ce qui pouvait laisser croire à un chantier plus aisé s'avérera finalement plus dur car la bulle était encaissée sous de la terre. Difficile donc d'accéder aux boulons de couture...Difficulté aussi de démontage pour l'étoile métallique qui ne céda rien. Aucun boulon ne voulant se desserrer, la seule solution fut un meulage en règle de l'étoile en deux morceaux. Ils seront ressoudés à Piacé. Pour le reste, cette nouvelle bulle a un atout : elle possède l'ensemble de ses baies et fenêtres. Ouf !

L'état général est bon avec les chocs inévitables et le bombage des coques remplies parfois d'eau comme à Boos. On notera aussi l'absence des gros joints de bulle, ici remplacés par de la mousse. Il y aura du travail pour ce printemps et cet été. On va s'y mettre avec l'expérience cette fois de celle de Boos. Toute l'équipe de démonteurs vous salue bien sous une pluie battante : Marc Hamandjian, Nicolas et Raymond Hérisson, Victor Maury, Bastien Bilheux, David Liaudet.

Baies, Bulle et lithographies.

Nous avons trouvé un fabricant prêt à réaliser de nouvelles baies pour la bulle six coques. Si vous êtes intéressé par cette re-fabrication et que vous voulez vous joindre à nous pour offrir à votre tour des baies toutes neuves à votre bulle contactez Nicolas Hérisson à l'association Piacé le radieux, Bézard-le Corbusier.

Afin de financer la fabrication de nouvelles baies pour la bulle six coques, je mets en vente à des prix exceptionnels une partie de mes lithographies. C'est une belle occasion de participer au sauvetage de cette bulle et de vous faire plaisir ! Attention, l'offre est limitée ! Pour toutes informations supplémentaires, rendez-vous ici :

http://archipostalecarte.blogspot.fr/2015/01/de-la-pierre-une-bulle-et-une-marmotte.html


appel à fonds ? Tetrodons !

Je reçois de la part de Philippe Piron un appel à fonds pour la restauration d'un Tétrodon. C'est une bonne idée ! Alors si vous désirez dépasser le cadre de l'amateur pour devenir un vrai acteur de la sauvegarde de nos micro et mobiles architecture, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Voici le lien ! À votre bon coeur Messieurs Dames !

 

http://fr.ulule.com/operation-tetrodon/

Quel chantier !

Il faut trouver puis démonter, restaurer et remonter nos belles architectures micro et mobiles ! Souvent c'est le moment de bien saisir son objet, de comprendre comment il est conçu, de sentir sa mobilité qui est parfois bien relative. Ici, nous essayerons ensemble de voir des chantiers de démontage, de donner des astuces et de signaler les difficultés qui surgissent pendant ce moment essentiel. Nous avons de la chance, nous allons pouvoir suivre un chantier quasiment en direct.

Voici en effet, des images du démontage de la Bulle six coques qui était située à Boos et qui est partie en voyage...Alors suivons étape par étape ce démontage. 

 

une bulle qui éclate !

Il vous faut : des amis, des amies qui n'ont peur de rien, un téléscopique, des clefs à cliquets et des embouts de 16 et de 17, du dégrippant (des litres !), des échelles, des chaussures solides, des masques, des gants, une meuleuse et des disques métaux, un groupe électro, une rallonge, une chaîne, du fil de fer, un marteau à piqueter, des chasse-goupilles, un feutre permanent, des masses, des marteaux, des clefs anglaises, du temps (ici deux longues journées) et de l'huile de coude ! Il faut à l'intérieur retirer le joint en plâtre qui relie les coques, retirer le plancher, déboulonner mais maintenir les boulons en place. Les plus difficiles sur ce chantier furent ceux de la coupole très difficiles d'accès. Et quelques récalcitrants rouillés sur le sommet de la Bulle ! On maintient par le haut avec le téléscopique, on déboulonne la totalité de la couture d'une section puis on la retire ! Ouf ! Ça marche !

Aucune image ne peut rendre compte de l'émotion de ce démontage. Voir ainsi les modules rassemblés depuis 40 ans se séparer à nouveau et ouvrir l'espace est incroyable ! Mais attention, les modules sont lourds et peu maniables sans téléscopique et la coupole centrale ne manqua pas malgré nos effort de tomber de sa hauteur ! La résine est solide donc aucun dégât et... mieux aucun blessé !

La coupole est enfin enlevée. Restent deux modules qui sont maintenus par des cordes sur la structure métallique pendant que l'on déboulonne la dernière couture. Décision judicieuse de faire descendre ensemble les deux derniers modules, ce qui évite la chute possible du dernier. Ils seront séparés sur le sol. L'étoile métallique ne pose aucun souci de déboulonnage et de démontage. Attention au poids et à tout de même bien numéroter les morceaux. Il faut aussi faire très attention aux sabots de maintien, pièces devenues coupantes par la corrosion. On remarque aussi des cales de métal prises entre le béton et la structure. On les récupère car cela sera utile. On remarque tous une inscription dans l'un des modules : "maison 7 ".

Il faut maintenant que tout est sur le sol, tout monter sur le camion. Le chauffeur très sympathique nous conseilla parfaitement et nous voyons enfin la remorque ressembler de plus en plus aux images diffusées à l'époque de ce transport d'une Bulle six coques ! C'est notre récompense de ces deux jours, dont le deuxième sous une pluie battante. Il faut savoir garder sa bonne humeur ! Merci à Martine, Wendie, Léa, Antoine, Kévin, Alice, Raymond, Nicolas, Fabien, Pauline, Thomas, Pascal, Evelyne, Alan, Clément, mais surtout merci merci Marc.

nouveau socle de bulle.

Il a fallu d'abord déterminer l'emplacement sur le terrain et ne pas se tromper. Puis, il faut couler un nouveau socle. Ici, il sera en parpaings et un peu moins haut que celui de Boos, car le terrain est déjà un promontoire et il ne faudrait pas trop donner à la bulle une impression de trop grand décollage. Les parpaings sont renforcés au coin par des fers à béton et des agrafes et une colonne centrale vient soutenir encore le centre de l'étoile métallique. D'autres renforts sont prévus même s'il semble que cela ne soit pas si nécessaire. On joue la sécurité. Mais on s'habitue un peu vite à la taille du socle et lorsqu'on repose une partie de l'étoile, on redécouvre finalement l'échelle de l'ensemble et c'est impressionnant de revoir ce porte-à-faux. Sur les images vous pourrez voir que nous avions à Boos numéroté toutes les pièces métalliques. 

une étoile pour une bulle

On continue d'avancer dans le remontage. Cette fois, il faut remonter l'étoile métallique sur le socle. Facile lorsque l'on a bien tout numéroté. Il faudra aussi nettoyer les sabots et bien fixer l'étoile sur son support.

Remontage des coques : épisode 1

C'est le grand jour ! Il faut maintenant remettre les coques de la Bulle sur l'étoile métallique. À première vue, on pourrait croire que cela ressemble beaucoup au démontage. On utilise les même outils. Mais il aura d'abord fallu nettoyer en profondeur la résine et regarder son état qui est loin d'être reluisant...Trous, bosses, fissures apparaissent sous la crasse. Les modules qui étaient à Boos sous les arbres sont les plus abimés et ont reçu des impacts de pommes de pin et de résine de pin. On remarque rapidement aussi lors de ce nettoyage que le haut des coques est très attaqué et la résine est jaune...Pour le nettoyage, on commence au jet haute pression d'un peu loin puis on passe le lave-pont. Enfin on passe tout au gel WC et à l'éponge grattante pour retirer les mousses etc...On s'attache surtout à bien nettoyer le haut qui sera moins accessible une fois le remontage effectué. On s'amuse que le produit le plus efficace est le moins cher venant de chez le Mutant ! On voit enfin revenir à sa blancheur initiale notre Bulle, la transformation est spectaculaire. L'étoile a également été nettoyée, poncée à ses sabots et repeinte avec de l'anti-rouille. Tout est prêt pour l'étape de levage et de présentation des coques. Alexandre vient avec son téléscopique et on commence le travail. Nicolas décide de procéder ainsi : montage de deux coques face à face puis montage de la coupole qui rigidifiera l'ensemble. Tout le monde se met au travail et la parfaite maitrise de son téléscopique par Alexandre nous aide grandement et sécurise aussi le chantier. Mais...Rien n'est simple. Il s'avère très très dur de bien caler les coques entre elles et surtout de bien les remettre en face des sabots ! Incroyablement dur ! On tente en retirant le joint qu'on viendra mettre ensuite mais cela reste difficile. La journée passe et seulement trois coques et la coupole sont en place. Il faut malgré la bonne humeur de tout le monde et l'aide généreuse de tous arrêter le chantier au milieu de son déroulement...Mais rien n'altère notre courage et l'envie de continuer se lit sur tous les visages. Quelle chance toute cette chaleur humaine. Merci Nicolas (et ton optimisme à toute épreuve), Raymond, Raymond, Jacques, Mathieu, Géraldy, Patrick, les deux arpettes d'Alexandre, et Alexandre pour sa très grande disponibilité.

pression, mastic, ponce.

Nous sommes en septembre 2014 et même si les éléments de la bulle ne sont pas encore solidaires entre eux, il est temps de commencer la restauration des surfaces externes pour préparer l'entrée dans l'hiver. L'été ayant été très triste, le chantier a pris du retard. Il faut des conditions parfaites surtout pour ce qui concerne l'humidité. La surface doit être propre et sèche pour recevoir le mastic qui bouchera tous les trous, redonnera de la matière et fermera les fissures. Le souci c'est qu'il ne faut pas que la température de la surface soit trop forte. Il faut donc jongler dans la journée avec le soleil et la rosée du matin... Il faut aussi être prudent car le mastic, sa poussière et l'acétone sont des produits très nocifs et dangereux. Sous un soleil de plomb, cela devient un enfer. Mais voilà : passage à nouveau au nettoyage haute-pression pour une propreté parfaite, passage d'une première couche de mastic, ponçage puis deuxième couche. Tout ça sur quasiment la totalité de la bulle, ça fait beaucoup à faire ! Bonne humeur, baignades et bonne cuisine permettent de rester zen. Merci à Manon pour son aide. Les photographies vous montreront l'état des surfaces de la résine et des coques.

Algéco comme un jouet

Quelques images d'un Algéco lors de sa récupération par Clément Cividino avant sa restauration. On notera la similitude avec la miniature Majorette vue dans l'article !

tétrodon sur camion !

La peau d'une bulle

Voici que ce mois de Juillet 2015 est propice aux travaux et il était temps. Après les heures de masticage et de ponçage, il fallait penser à poser sur la bulle une nouvelle peau de peinture pour lui redonner sa jeunesse. Mais si cela semble simple dans les mots c'est bien plus compliqué dans le réel d'abord à cause de la surface à couvrir puis de la difficulté de peindre un ensemble monté. Il aurait sans doute été plus aisé de restaurer et de peindre chaque élément et d'en faire le montage ensuite. Mais voyons les étapes : après un contrôle rigoureux et nécessaire de l'ensemble de la surface, il faut reprendre les petits défauts du mastic, en ajouter aux oublis et poncer à nouveau. Puis poser deux couches d'un apprêt gris qui donna tout de suite l'illusion de voir la bulle complètement restaurée. Il faut le dire cet apprêt gris donne beaucoup d'allure à la bulle et à ses courbes. Vient ensuite la peinture blanche, celle qui donnera la vraie couleur et sera celle qui protégera notre bulle de la pluie. Posée avec une station de peinture portative, Nicolas Hérisson a développé une énergie incroyable pour maîtriser l'appareil et parcourir toute la surface de la bulle pendant que d'autres s'occupaient des parties inaccessibles. Tout fut ainsi recouvert : bulle, joints, boulons. Reste encore à poursuivre ce travail de peinture, deux couches voire trois seront nécessaires pour bien "fermer" la peau de la bulle. Nous avons en attendant le séchage commencé le grand nettoyage de l'intérieur. Il est temps aussi de s'occuper des joints internes entre les coques. Mais quelle couleur allons-nous choisir pour l'intérieur de cette bulle ? Si l'huile de coude avait une couleur, nous pourrions choisir cette couleur ! Un grand merci pour leur énergie à Manon, Benoît, et Fabien.